La cinémathèque au Ketelhuis, programme de septembre et octobre 2017

Les grands acteurs français : Jean-Paul Belmondo

Septembre 

L’homme de Rio (1963) de Philippe de Broca

 

Mardi 12 septembre 19:00 heures
Mardi 19 septembre 15:00 heures
Le deuxième classe Adrien Dufourquet est témoin de l'enlèvement de sa fiancée Agnès, fille d'un célèbre ethnologue. Il part à sa recherche, qui le mène au Brésil, et met au jour un trafic de statuettes indiennes.(Résumé Allociné)

“Il faut le dire une bonne fois pour toutes : L'Homme de Rio est le meilleur film d'aventures-divertissement-populaire-comédie-d'action jamais produit par le cinéma français. Un bijou, une merveille. On exagère ? Certes non (...)”  Aurélien Ferenczi, Télérama, 7 juin 2014

Le film culte par excellence, qui a inspiré Steven Spielberg pour la création des Aventuriers de l'Arche perdue. Clin d’oeil à Tintin et l’Oreille cassée ou Tintin en Amérique quand Belmondo, qui n’a jamais été doublé pour les cascades de ce film, passe d’une chambre à l’autre d’un hôtel de Copacabana en marchant sur une étroite corniche de la façade  d'un gratte-ciel. A voir et revoir, ne serait-ce que pour la poursuite et les prises de vue dans Brasilia en cours de construction, ses immenses avenues désertes qui semblent mener nulle part, les palais futuristes d’Oscar Niemeyer, dont le personnage de Mario Di Castro est directement inspiré.  Brasilia, capitale de l’éternel pays du futur.

 

Ce film nous a été gracieusement prêté par L'Institut français

 

 

 

Pierrot le fou(1965) de Jean-Luc Godard

 

Mardi 26 septembre 19:00 heures
Mardi 3 octobre 15:00 heures
L'odyssée à travers la France de Ferdinand dit Pierrot le Fou et de son amie Marianne, poursuivis par des gangsters à la mine patibulaire.  (Résumé Allociné)

Film emblématique de la Nouvelle Vague, Pierrot le Fou contient tout ce qui a fait le succès mais aussi tout ce qui a alimenté les détracteurs de ce courant cinématographique : refus d'une structure narrative construite, incohérence voulue des plans, références cinéphiles manifestes, improvisations, décors naturels, prises de vues proches de celles adoptées dans les reportages, etc. Bien que le scenario soit une adaptation de "Obsession, le démon de onze heures", roman noir de Lionel White, Godard a toujours préféré dire avoir été inspiré par Arthur Rimbaud. Le script contient ainsi de nombreuses références à ou citations d'une "Saison en enfer". Godard se réclame aussi du cynisme de Louis-Ferdinand Céline ( le personnage principal s'appelle Ferdinand et deux livres de Céline sont mentionnés dans le film). Sur le plan des couleurs et de certaines images, le film a été inspiré par certaines toiles de Nicolas de Staël. "L'art est comme l'incendie, il naît de ce qu'il brûle" (Jean-Luc Godard, Histoire(s) du cinéma, 1990). De bout en bout, Jean-Paul Belmondo et Anna Karina brûlent les planches, nous fascinent et nous emportent encore aujourd'hui dans leur folie destructrice.

 

 

 

Ce film nous a été gracieusement prêté par L'Institut français